Du jardin médiéval à la biotechnologie végétale
C'est là que la tradition prend une dimension inattendue. Les chercheurs des Laboratoires Botanique Avancée ne s'intéressent pas aux plantes du Jardin des Simples pour leur valeur patrimoniale : ils les étudient pour ce qu'elles font, biologiquement, face au stress et aux agressions.
Face à une blessure, à la sécheresse, à un choc climatique, les plantes déclenchent des mécanismes de réparation d'une précision remarquable. Au cœur de ce pouvoir : les cellules souches végétales, capables de se réactiver pour recréer les tissus nécessaires à la survie de la plante. Une fois isolées et cultivées en laboratoire par biotechnologie, ces cellules deviennent des actifs d'une grande puissance pour la cosmétique.
Le jardin devient alors un point de départ. L'observation du vivant, pratiquée depuis le Moyen Âge, nourrit directement la recherche scientifique la plus avancée. Ce dialogue entre héritage botanique et innovation biotechnologique est au fondement même de l'approche LBA.